un peu de moi...faut bien commencer quelque part...

un peu de moi...faut bien commencer quelque part...
"Raphael est un médiateur. la vie, la mort, le bien ou le mal l'indiffèrent...Il n'accomplit que sa propre volonté et renie même le Seigneur.Et tandis que les deux autres personalités luttent pour prendre le contrôle, Raphael tient les rênes et agit à sa guise. De tous ceux qui se partagent ce corps il est le plus imprévisible, le plus indépendant, et par là même, le plus dangereux... Rares sont les cas ou la folie s'accompagne d'une intelligence aussi supérieure, et tout ce que l'on peut faire, c'est prier. prier pour notre propre salut, et prier pour sa mort."

Je vous avais prévenus, je crois sincèrement que bien peu de personnes peuvent me comprendre...

# Posté le dimanche 08 juin 2008 20:02

dix juin 2008

dix juin 2008
Tenir un journal pour son propre plaisir...voilà bien une chose que je n'ai jamais faite, jusqu'à aujourd'hui. Et pourtant, depuis que je sais tenir une plume, il n'est pas un seul évènement de ma vie, même le plus petit, le plus insignifiant, que je n'aie consigné dans l'un de mes petits carnets noirs, de ceux qui me suivent partout et que je ne quitte jamais.

Enfant, l'exercice faisait partie des disciplines imposées par mon père. A l'époque, le grec ancien et les plumes sergent étaient de mise. Parfois, je devais le retranscrire en cyrillique...Mais je ne le tenais ni pour me souvenir, ni pour ma satisfaction personnelle...Non, je le faisais parce que j'y étais obligé...et gare à moi si j'avais le malheur de faire goutter ma plume, d'omettre un détail ou de mentir, même malgré moi...Le dos m'en cuis encore, rien que d'y penser...

C'est peut être pour cette raison que je sais aujourd'hui que, quoi qu'il m'en coûte, je ne cacherais jamais la vérité...Mon père avait trouvé ce moyen pour contrôler jusqu'aux tréfonds de mon âme...de plus, en lisant mon journal, il s'assurait par la suite que je n'omettrais aucun de mes pêchés lors de mes confessions...puisque les miennes comme celles de ma s½ur étaient publiques...en tout cas, le prélat et nos parents y assistaient...avec Will, mon précepteur...enfin...

Mes pêchés...quand j'y pense...si je crois ce que mon père m'as toujours dit , la liste était bien longue...à commencer par ma simple existence...Mais peu importe, en réalité. Il y a bien longtemps que j'ai cessé de me demander si oui ou non j'étais le fruit du démon, comme je l'ai si souvent entendu. Et quand bien même je le serais...ma foi, je ne m'en porte pas plus mal.

Au départ, je ne voulais noter que mes rêves, une fois ceux-ci clairs dans mon esprit. Mais j'ai bien peur que mes pensées, mes impressions, mes souvenirs ne viennent interférer... Je me rappelle toujours très nettement mes rêves. L'autodiscipline, toujours. Parfois je me demande bien ce que je serais devenu sans ce mode de vie si particulier. L'utilisation du Palais de la Mémoire, de l'arrière monde et de la mnémotechnique n'est pas aussi répandu que je le croyais.

Mais revenons en à nos moutons.
J'ai fini, tard dans la nuit, le chef d'½uvre de Bram Stoker. Et bien que le personnage de Dracula sous cette forme particulière ne soit que le résultat des divagations d'un irlandais alcoolique en délire, je ne peux m'empêcher de ressentir cet orgueil, cette fierté toute particulière à mon peuple...

Ma mère vient de Valachie, sa mère à elle a grandi en Bucovine. Et de tous temps, cette branche si particulière, de Bistriez ou de Borgo, de Varna ou d'une autre contrée de la Transylvanie, cette branche de mon tortueux arbre généalogique descend directement des Drakul, des Berserk, des Dvorak, eux même tous unis par le sang d'Attila...

Oui, malgré mon sang à moi, impur, souillé par l'adultère, même si je ne suis que le fils de ma mère et non celui de l'homme que je devais appeler « Père », je suis un des derniers Dragons. Pourtant, moi, je suis né à Prague, puis j'ai grandi dans la magnifique et imposante Russie. J'entendais, parfois, parler sur ma mère. Les domestiques se chuchotaient ses secrets dans les couloirs. Ma mère, la slave, la valaque, fille de la Terre trop proche de la Nature, que les autres appelaient sorcière, accusée par tous d'avoir charmé mon père par des moyens surnaturels...et pourtant, ma mère avait une ascendance de naissance bien plus impressionnante que mon père. Elle venait directement des Drakul,tandis que lui n'était que la troisième génération d'un soldat anobli par le royaume...

De toute façon, cet homme n'est pas mon père. Il n'est même pas mon géniteur. Et puisque je suis le résultat de la passion de ma mère pour l'homme insignifiant qui emplissait les fonctions de palefrenier dans le manoir familial, je sais que je ne peux que me sentir Valaque. J'aime mes origines, bien qu'elles aient été une source de honte et de secrets pendant mon enfance.

Donc, j'ai relu Dracula. Pour la millième fois peut être. Et je me dis que, parfois, il est des choses auxquelles je ne devrais pas penser... Mais j'ai rêvé, donc...de Constantinople, et de Sniejana. C'est rare que je rêve d'elle, bien que je pense à son sourire et à ses longs cheveux noirs, à sa petite main dans la mienne...ma petite s½ur...

Habituellement, je suis tourmenté de cauchemars. Mais cette nuit, c'était un rêve...un rêve très agréable. J'ai revu ses grands yeux et sa jolie bouche toujours pâle, comme si même son sang hésitait à venir la souiller. Et elle m'adressait le plus tendre des sourires, glissait ses petites mains autour des miennes, comme elle le faisait toujours, en entourant un de mes doigts de tous les siens, parce que mes mains étaient trop grandes pour elle... Elle tirait mes mains vers elle, pour que je me baisse à son niveau, et elle venait me dire qu'elle m'aimait, et qu'elle m'attendait.

Curieux. Je n'ai pas ressenti ce sentiment de culpabilité que j'ai quand je pense à elle. Pour une fois, je me sentais juste bien...avec elle...ma petite s½ur...
Elle me manque. Plus que je ne saurais le dire.
Ma petite s½ur...ma moitié...mon sang...parfois je me demande comment je peux encore simplement me regarder dans un miroir, quand je pense à elle. Comment je peux continuer à vivre, à sourire, à rire même, alors qu'elle n'est pas là...qu'elle n'est plus là...et que c'est de ma faute...

Mais c'est assez...je ne dois pas me laisser envahir par mes angoisses...et aujourd'hui que j'ai quelqu'un à chérir, j'ai encore moins le droit de...je ne dois même pas y penser. Je dois garder ce souvenir au fond de mon âme, et ne penser qu'au bien être de celle qui est si importante pour moi à présent.

# Posté le mardi 10 juin 2008 16:55

Modifié le mercredi 11 juin 2008 06:39

onze juin 2008

onze juin 2008
En m'éveillant à 4h30 ce matin, j'ai dû passer cinq bonnes minutes à ôter mes cheveux de la chaîne que je porte autour du cou. Cà m'a fait rire, je me suis dit que, décidemment, celle-ci me tourmentera toujours. Enfant, j'ai failli avaler la médaille, qui montre la face du Christ, tandis que celle de Marie Madeleine repose sur ma peau. Que de fois ai-je failli m'étrangler, quand, après une nuit de turpitudes, les maillons s'emmêlaient jusqu'à former un étau autour de moi... Et, plus jeune, un soir que je me prélassais près du feu, passionné par le roman que je dévorais, allongé de tout mon long sur le dos à me rôtir les joues devant la cheminée, je n'ai pas vu qu'elle reposait, elle, sur une des pierres. Sans que j'y prisse garde, elle a chauffé, et, bien évidemment, quand je me suis redressé, je me suis brûlé.

Pourtant, je ne peux me résoudre à l'enlever. Quand je ne la porte pas, je me sens plus nu encore que si l'on m'arrachait la peau. Je ne crois pas en son pouvoir, en cette soi disant protection divine qu'elle est sensée m'accorder –pardon, Mère, pour ce que vous considérez certainement comme un blasphème- et je ne me sens pas « proche de Dieu » en l'ayant sur moi. Je me sens simplement rassuré, de la savoir à mon cou, comme beaucoup de choses, elle est un lien vers mon passé, un lien que personne ne peut réellement comprendre si je ne l'explique pas. Une chaîne de baptême, oui...

Oh, j'ai été élevé dans la crainte de Dieu, et dans l'attente de son jugement, et les églises, tant que mon père me permettait d'assister à la Messe avec ma mère, m'ont laissé le souvenir de leur odeur froide et apaisante, du silence lourd à peine troublé par les pages des Missels que l'on tourne, la sensation des dalles froides sur mes genoux, la main du prêtre sur ma tête quand il me tapotait le crâne pour me féliciter de mes versets si bien appris. J'avais appris des passages entiers de la Bible, par c½ur, et je priais, chaque matin, chaque soir, à chaque repas. J'imagine que ce genre de choses à dû laisser sa trace en moi, d'une façon ou d'une autre.

Pourtant, je ne crois pas en Dieu. Je n'y crois pas vraiment, du moins. Je ne crois pas que « l'Eternel soit mon berger », ni qu'il puisse aider mon âme à « traverser la vallée obscure ou plane l'ombre de la Mort ». Je n'aime pas à blasphémer, et je m'en retiens le plus souvent possible. J'aime à citer la Bible, parce que, à bien y réfléchir, les phrases cultes qu'on y trouve sont des trésors d'insinuation. Quand on dit que les Voies du Seigneur sont impénétrables, çà me fait mourir de rire... Ezéchiel, les Révélations (c'est-à-dire l'Apocalypse), tant de passages que je lis et relis sans cesse...

La préférée de ma mère, « Elle est tombée, Babylone l'orgueilleuse...et une seule heure a suffit à prononcer ton jugement ». Tout cela pour me blâmer de mes petites fiertés...
Mon père, qui, l'année de mes dix ans, quand je lui ai demandé pourquoi nous ne faisions pas venir le médecin pour ma mère, m'a fais apprendre « Tu ne laisseras point vivre la magicienne. ». A croire qu'il voulait que j'applique le Malleus Maleficarum...

Non, je ne crois pas en Dieu. J'ai du mal à me dire, même de façon allégorique, que le Fils de Dieu est venu nous sauver... En revanche, je reste persuadé que Jésus, un homme comme les autres, a vécu il y a deux mille ans, et a tenté de répandre la bonne parole...

Il m'arrive encore de prier, parfois. Mais l'apaisement que je ressentais, enfant, en le faisant, a disparu depuis longtemps. Alors pourquoi conserver ce qui devait avoir un caractère sacré ? Pourquoi garder cette médaille autour du cou, pourquoi aussi est ce que je continue à commettre tant de pêchés ?

Je ne crains pas la damnation éternelle. Je ne crains plus le courroux de Dieu. C'est facile, pour un Chrétien, de dire qu'il suffit de se repentir pour avoir Son pardon. Mais je ne le demande plus depuis longtemps. Trop de contradictions dans les préceptes religieux, déjà. Trop de trous, de passages flous. Non, je ne crois pas à la simple divinité du Christ, ni à sa résurrection. En revanche, je crois à Son amour pour Marie Madeleine, et quelle façon de renaître est plus belle et plus vraie que la venue au monde d'un enfant ?
Oui, je pense que le Prieuré de Sion a ses raisons, quand il affirme protéger la descendance du Christ. Et j'ai bien de la peine à penser que Saint Pierre, celui qui a tant de fois douté de Lui, se soit retrouvé à la tête de l'Eglise de façon...logique et « légale ». La place des femmes dans la religion a changé à partir du moment ou l'on a décrété la divinité de Dieu, décret purement et simplement décidé à main levée, lors d'un concile, celui là même ou l'on a décidé de faire coïncider les fêtes chrétiennes avec les anciennes fêtes païennes.

Oui, c'est Marie Madeleine que je porte au cou. Et ceux qui croient encore qu'il s'agissait d'une prostituée sont des fous, des aveugles incapables de lire entre les lignes...

Voilà que je recommence. Dès que je parle de religion, je m'enflamme pour ma vision des choses...et malgré cela, oui, je ne crois plus...
Je m'amuse parfois à « tenter le Diable », je me demande quelle serait la réaction du prêtre qui m'a connu enfant si je venais le voir aujourd'hui.
« Pardonnez-moi mon Père, parce que j'ai pêché, par actes, par pensées, par paroles, par mensonge et par omission. Cela fait onze ans que je ne me suis pas confessé. J'espère que vous avez du café, une bouteille de brandy et toute l'après midi devant vous parce que çà va être long. Je commence par quoi ? La Paresse, l'Orgueil, l'Avarice, la Gourmandise, la Colère, l'Envie ? Non, on va commencer par le plus long, va pour la Luxure ! C'est parti mon kiki, accroche toi bien à ton confessionnal parce que c'est pas piqué des hannetons, tu vas en entendre des vertes et des pas mûres mon Père... »
...et c'est là que le confessionnal prends feu, m'emmenant pour l'Eternité dans les flammes de l'Enfer...

Je suis plus atteint que je ne l'aurais cru. J'émaille mes paroles de Bible...parabole du fils prodigue, extraits de la Genèse...Même au moment ou j'ai quitté le domaine familial, je me suis retourné vers mon père...une dernière fois. J'ai voulu mettre de l'eau dans mon vin, et arranger notre séparation de façon plus...douce.
« Qu'allez vous faire, Père ? »
« Rien qui ne te concerne ou te regarde. »
« Je me demandais juste... »
« Depuis quand te soucies tu de mon sort? Craindrais tu qu'il ne m'arrive quelque chose, Raphaël ? »
« Non...je ne crains rien pour vous...Le châtiment des sots est la sottise... Père.»
Ah, le livre de Job...

Qu'aurais je pu donc dire à la place de tout cela, si je n'avais eu cette éducation ?

« Et voici que je vous envoie, comme des brebis au milieu des loups. »

# Posté le mercredi 11 juin 2008 06:36

douze juin 2008

douze juin 2008


Des journées éprouvantes, oui, à n'en plus finir. J'ai tant de choses à faire que parfois je me demande même comment j'arrive à tenir le coup. J'ai très mal dormi cette nuit, d'un sommeil agité et perturbé, pour me réveiller en plus coincé entre le lit et le mur. Décidemment je n'aime pas la nuit. Enfin, si...j'aime la nuit, ma vie semi nocturne, j'aime tout ce que l'on peut faire la nuit. Mais je pense qu'en fin de compte, c'est simplement le sommeil qui me terrorise. Le fait de savoir que je ne peux contrôler ce qui va m'arriver dans mes rêves... De savoir que la moindre de mes angoisses peut prendre vie et s'emparer à la fois de mon âme et de mon corps...

Parfois, souvent même, les stigmates de mes rêves apparaissent pour de vrai sur moi. Comment ne pas me sentir pris au piège quand, le matin venu, je découvre ecchymoses et éraflures sur mon corps, blessures plus ou moins légères, mais que la plupart du temps je ne peux m'être infligé moi-même ?

On en vient forcément au pouvoir de l'esprit sur le corps...
L'esprit est capable de tant de choses...en état hypnotique, certaines personnes peuvent être convaincues de s'être brûlées et se retrouver avec une cloque sur la main, d'autres, paralysées, peuvent se mettre à marcher comme si de rien n'était. Du moment que l'esprit est « convaincu » de quelque chose, il peut en infliger les conséquences, bonnes ou mauvaises, au corps. Il n'y a qu'à étudier les cas de possession, de dédoublement de personnalité...

Tant de choses inexplicables de façon purement et simplement scientifiques...l'hypnose, entre autre, mais aussi l'auto persuasion, la télékinésie, les prémonitions, la pyrokinésie, la téléportation, la conjuration, la combustion spontanée, les voyages astraux...
Comment ne pas croire au surnaturel quand on a tant de preuve de ces phénomènes ?
Enfin...

Toujours est il que ce matin encore, je me suis découvert une estafilade le long de la jambe. Je viens de couper les griffes du chat, mes ongles ne sont pas assez longs ni assez pointus pour çà...je ne sais pas d'où çà vient. Dois je vraiment en avoir peur ?

Je pense à celle que j'aime, tout le temps. L'idée de pouvoir lui parler le soir me donne un sourire niais, collé sur mon visage toute la sainte journée. Je sais surtout qu'elle, elle me comprend. Elle ne me juge pas, quoi que je lui dise. Quel que soit le sujet que j'aborde, elle m'écoute, elle argumente, elle me contredit en me donnant son point de vue à elle...

Il y a peu, trop peu de personnes avec qui l'on peut réellement échanger des idées. Trop souvent, celles et ceux à qui j'ai pu parler étaient soit tellement fermés d'esprit que toute conversation était simplement impossible, soit tant désireux de me plaire qu'ils étaient d'accord avec tout ce que je dis...

C'est intéressant d'ailleurs de voir jusqu'ou l'on peut aller pour voir comment les gens réagissent. Il suffit de dire la pire connerie qui soit, avec conviction. Et avec des arguments, sinon c'est pas drôle. Par exemple, je ne sais pas... « Je suis positivement conter le préservatif. Cà ne sert à rien. Si on ne peut pas faire confiance a la personne avec qui l'on couche, autant ne pas le faire. »
Je sui très très loin de penser ce genre de choses...mais les personnes qui veulent se faire bien voir sont prêtes à tout...à aller très loin...même a mettre leur vie en danger. « Oui, Raphaël, tu as raison, je suis entièrement d'accord avec toi. D'ailleurs je te fais confiance, moi. »

Greluches.

Mettre leur vie en jeu juste pour ne pas me contrarier...quelle intelligence, quel respect de soi...d'autant plus que de constater que des personnes puissent me croire assez stupide pour réellement penser ce genre de choses me vexe profondément.

Mais avec elle, c'est différent. Limite prend elle encore plus de plaisir a contre argumenter et à essayer de me faire changer de point de vue lorsque nos avis divergent...
Je dois lui exposer mes idées, de la façon la plus précise qui soit, utiliser tous mes arguments et même en trouver des nouveaux. Et pourtant, je n'ai pas peur, comme avec d'autres, qu'elle interprète mal mes propos, quand ceux-ci peuvent paraître tendancieux pour ceux qui ne connaissent pas ma façon de penser. Quand je dis que Darwin avait raison. Que la théorie de Nietzsche sur l'Homo Superior est fondée. Qu'Adolf Hitler était d'une grande intelligence. Que l'homme est la pire chose qui soit arrivée à la planète Terre.

Elle, est elle souvent en désaccord avec moi. Mais elle m'écoute. Elle essaye de me comprendre, elle s'intéresse a ce que je dis.
Pourquoi donc les gens sont ils persuadés que quand on est pas d'accord, on va forcément se disputer, ou que je ne vais plus la considérer parce que nous n'avons pas la même vision des choses ?
Moi, je considère que notre principale, notre seule liberté vraiment inaltérable, que rien ne peut nous ôter, c'est notre pensée...
On peut nous priver du corps, nous empêcher d'aller et venir, de jouir des plaisirs de la vie ou même des conforts existants. Nous priver d'un toit, de nourriture, de dignité. Spoiler notre droit à la parole, à l'expression, même nous faire dire n'importe quoi, selon les méthodes employées. Mais au fond de nous, quoi qu'il nous arrive, on pense toujours ce que l'on veut.

# Posté le jeudi 12 juin 2008 17:20

Modifié le jeudi 12 juin 2008 17:31

treize juin 2008

treize juin 2008

Je m'amuse à comparer les différences flagrantes entre mon pays et celui-ci. On pourrait presque parler de choc des cultures si je n'avais été habitué à n'être choqué de rien.
Ne serait ce que le patronyme, tiens. Ici, on est souvent appelé par son prénom, même lorsque la personne nous vouvoie. Ou même simplement le « nom de famille ».

Je m'étonne toujours, dans ce genre de situations, et parfois même j'en suis offensé. Pourtant je sais qu'ici, ce n'est pas un manque de respect. Mais en Russie, si l'on veut se montrer poli envers quelqu'un, on n'utilise pas ce fameux « nom de famille », ou alors tout à la fin de la série des prénoms. Mais surtout, on intercale le « patronyme », avec un suffixe...

Moi, par exemple...
Mon premier prénom est français, donc, petit sacrifice de ma Mère pour son époux. Le second est entre les deux, dérivé du latin. Le troisième est purement russe, de même que le quatrième. Et s'ajoutent à cette liste le prénom de mon père, prénom russe car malgré ses origines purement françaises et sa double nationalité il est né dans mon beau pays...puis le nom de famille. Ce qui donne « Raphaël Alexandre Nicolaï Sergueï Vasilievitch Kaganoff ». Rien que çà.

Pourtant, dans les personnes que je rencontre, avec qui je parle, les prénoms multiples semblent ne plus être de mise. Eventuellement, on a ajouté celui d'un ancêtre, ou le « deuxième choix » parce que les parents n'arrivaient pas a se mettre d'accord... Mais la « tradition » du prénom se perd. Combien de familles ont aboli cette ancienne façon de décider d'un prénom, qui avant était choisi par le parrain et la marraine ? Ou cette autre d'appeler le premier fils du fils ainé d'un certain prénom, de génération en génération ?

Que sont devenues toutes ces façons de faire, ces m½urs, ces us et ces coutumes qui disparaissent ? Et pourquoi disparaissent-elles ? Pourtant, elles sont belles, ces traditions...

Je me sens bizarre, en ce moment. Comme le dit si bien le chanteur de Bonetcha « je ressens cet effroyable vide ».
Vide...
C'est curieux comme mot, pour se décrire soi même.
Peut-on vraiment être vide ? Vide de sentiments, de pensées, vide...
En ce cas, n'est-on pas simplement vide de son âme ?
C'est effrayant.
En réalité, je ne veux même pas y penser.

Je n'aurais jamais cru qu'aimer quelqu'un puisse être si compliqué. Non, je ne regrette aucun de mes choix...je ne regrette pas d'éprouver ces sentiments pour elle. Simplement ma tâche, cette tâche que je me suis assignée moi-même, me paraît toujours plus vaste, et plus ardue. Je n'abandonnerais pas. Je dois juste...trouver un moyen...faire en sorte que tout se passe pour le mieux.

Elle m'affole. Elle m'affole les sens et les sentiments. J'ai tant envie de simplement la serrer contre moi et de respirer ses cheveux que de lui montrer l'étendue des possibilités du corps humain. De regarder les étoiles avec elle, comme d'enfouir mon visage entre ses cuisses. De la tenir contre moi pour m'endormir avec elle comme de sentir sa bouche partout sur mon corps. Oui, il parait que ce n'est pas incompatible. Mais c'est nouveau pour moi...oui, c'est nouveau de vouloir protéger quelqu'un, de vouloir la tenir éloignée de tout ce qui peut être mauvais ou laid en ce monde, de ne même pas savoir quoi faire pour lui dire parce que les mots « je t'aime » ne sont pas assez forts...Parce que toutes les étoiles du Ciel ne suffiraient pour elle, ce ne serait même pas un présent assez beau...

Elle m'affole. Elle m'affole la tête et le c½ur. Je trouvais ridicules ces gens qui disaient qu'ils feraient tout pour celle qu'ils aiment. Eh bien, je viens grossir les rangs. Tout, n'importe quoi, juste pour qu'elle soit contente, même une seule seconde...
Oui, j'avoue, quand je m'y mets, je fais pas les choses à moitié...

# Posté le vendredi 13 juin 2008 17:29